Ses droits sont ceux que la loi détermine, à défaut de testament ou de donation au dernier des vivants (ou donation entre époux).
Il dispose également de droits spécifiques sur le logement qui a constitué sa résidence principale.
• Si le défunt ne laisse que des enfants nés de son union avec son conjoint survivant, ce dernier a le choix entre :L'usufruit de la totalité des biens du défunt, c'est-à-dire le droit d'utiliser les biens et d'en percevoir les revenus. Les bien du défunt incluent : sa part de la communauté ou de l’indivision et ses bien propres.
• La pleine propriété d’un quart des biens de la succession (C. civ. art 757)
Attention: faute d'avoir choisi son option par écrit dans les trois mois de la demande d’un héritier, le conjoint survivant sera réputé avoir opté pour l'usufruit (C. civ., art. 758-3). Il en sera de même s’il décède sans avoir opté (C. civ., art. 758-4).
• Dans cette hypothèse, la loi ne laisse pas de choix au conjoint survivant : il héritera d’un quart des biens successoraux, en pleine propriété (voir droit viager au logement).
Pour que le conjoint puisse recevoir l’usufruit, il faudra donc prévoir un testament ou une donation au dernier des vivants..
• Si le défunt n’a pas d’enfants mais ses 2 parents :
Le conjoint survivant obtient la moitié des biens. L'autre moitié est partagée entre les parents du défunt à raison d’un quart chacun (C. civ. art 757-1).
• Si le défunt ne laisse que son père ou sa mère :
Le conjoint survivant reçoit alors les trois-quarts des biens, et son beau-père ou sa belle-mère le quart restant (C. civ. art 757-1).
• Si le défunt n'a ni descendance (enfant, petit-enfant...) ni père ni mère :
Le conjoint survivant hérite de toute la succession (C. civ. art 757-2).
Exception du droit de retour : les biens reçus par donation ou succession des ascendants du défunt (parents ou grands-parents) et qui existent toujours dans la succession. En présence de biens de famille, les frères et sœurs bénéficient d’un droit portant sur la moitié des biens de famille (art. 757-3 C. civil).
Bon à savoir: en l'absence de descendants, le conjoint ne peut pas être totalement déshérité car dans cette hypothèse, la loi en fait un héritier réservataire pour 1/4 de la succession (il ne peut pas recevoir moins du quart de la succession).
La conversion :
Cette conversion impacte la succession, car elle peut modifier la répartition entre les héritiers et la nue-propriété des biens concernés.
La conversion permet ainsi au conjoint survivant de sécuriser ses revenus tout en respectant les droits des autres héritiers.
Droits au logement du conjoint survivant
Le conjoint survivant bénéficie, durant une année, de la jouissance gratuite du logement qu’il occupait effectivement, à titre de résidence principale, au jour du décès ainsi que des meubles le garnissant. Il existe différentes hypothèses :
Bon à savoir : le défunt ne peut pas priver son conjoint de ce droit temporaire qui est d’ordre public.
Sauf volonté contraire du défunt exprimée dans un testament notarié, le conjoint survivant qui occupe - à l'époque du décès, à titre d'habitation principale- un logement appartenant aux époux ou entièrement au défunt, a un droit d'habitation et un droit d'usage sur le mobilier le garnissant, jusqu’à son décès.
Pour en bénéficier :
Si le conjoint survivant n’a que des droits en propriété sur la succession :
Lors du partage de la succession, si le conjoint survivant souhaite rester dans le logement, il a priorité pour en obtenir l’attribution. On parle d’attribution préférentielle :
Une soulte (somme d’argent) peut être éventuellement due aux autres héritiers ; Des délais de paiement peuvent lui être accordés pour une partie de cette somme (art. 832-4 C. civil).
Si le bail était au nom des deux époux, il se poursuit au profit du conjoint survivant.
Si le bail était initialement au nom du conjoint décédé :
Enfin, le conjoint survivant peut réclamer une pension aux héritiers, en principe dans l'année du décès, s'il est dans le besoin.
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